Document N° 1999-03
Dynamism and Inertia on the Russian Labour Market.
A Segmentation Model
Irena Grosfeld (DELTA, Joint Research Unit CNRS-EHESS-ENS, Paris) and
Claudia Senik-Leygonie (DELTA, Joint Research Unit CNRS-EHESS-ENS, Paris,
and MEDEE, Université de Lille-I and ROSES, Université de Paris-I),
Thierry Verdier (CERAS, ENPC, Paris and DELTA, Joint Research Unit
CNRS-EHESS-ENS, Paris and CEPR, London) and S. Kolenikov (Russian European
Center for Economic Policy, Moscou), E. Paltseva (Russian European
Center for Economic Policy, Moscou).
Abstract
This paper proposes an explanation of the puzzling coexistence of elements of inertia and dynamism on the Russian labour market using a segmentation model. Risk averse workers are differentiated according to their productivity. They face a trade-off between wages and access to social services provided by the firm. The most productive workers leave their initial firm, contract on the spot labour market, and concentrate in the best performing firms. The model provides a possible interpretation of wage arrears which can be viewed as an element of an implicit contract between firms and less productive workers. We verify the predictions of the model using a panel dataset containing 13628 firms, for 1993- 1997.
Key words : transition, labour market, wage arrears, Russia.
Résumé
Cet article propose une vision du marché du travail russe permettant d'expliquer la coexistence d'éléments d'inertie et de flexibilité par un phénomène de segmentation. Plaçant l'incertitude au cœur des décisions des firmes et des employés, il montre que les travailleurs, tous averses au risque, peuvent adopter des comportements différenciés selon leur productivité relative. Certains, bénéficiants de perspectives favorables, adoptent un comportement mobile et nouent des contrats de court terme selon lesquels ils sont rémunérés à leur productivité. D'autres, jouissant d'opportunités moins favorables, s'engagent dans des relations de long terme avec leur employeur, acceptant en échange de la sécurité de l'emploi et l'accès aux actifs sociaux de la firme, une réduction de leur rémunération réelle. Notre cadre d'analyse permet de proposer une interprétation des arriérés de salaires. Ces derniers constitueraient un élément du contrat d'assurance implicite noué entre l'entreprise et certains travailleurs. Nous vérifions les prédictions du modèle à l'aide d'une base de données comprenant 13 628 entreprises russes, observées de 1992 à 1997.
Creation : April 1999.